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Domenech pense au « temps de jeu » Oct 13, 2009

Il ment peut-être, pour faire durer le plaisir avec les médias et maintenir ses propres joueurs sous pression. Face à la singularité de la situation - un match devenu amical, un seul, pour préparer un barrage brûlant - on ne peut pas complètement exclure qu’il joue franc jeu… Raymond Domenech, mardi soir, s’est présenté aux micros pour mener une réflexion à voix haute sur l’intérêt de faire tourner son effectif contre l’Autriche. Ou de continuer avec ses cadres. Sans trancher. « On a avancé. On n’a pas conclu, encore, a-t-il indiqué avant le dernier entraînement de la semaine à huis clos. Il y a des stratégies différentes, des plus, des moins. L’idée, c’est de se dire que ce qui compte, ce sont les barrages. Dans quelles conditions les préparer? Il y a plein de choix possibles. On jouera pour faire un match dans la lignée de ce qu’on a fait jusqu’à présent. Cela fait cinq matches qu’on marque au moins une fois. Il faut produire quelque chose qui l’entretienne, un jeu plaisant.» Avec qui? Mystère.

L’assistance a quand même appris que « le temps de jeu » le « préoccupait beaucoup plus que les cartons ». Une menace de suspension plane sur Sagna, Gallas, Abidal et Evra, autant dire sa défense-type, mais ce ne devrait pas être décisif. « Tous les internationaux qui vont faire la Ligue des champions vont jouer tous les trois jours jusqu’aux barrages (NDLR, affirmation à nuancer : seule la Serie A italienne jouera le mercredi 28 octobre et des pays comme la France n’ont aucun tour de coupe au programme). Si au moins on peut les soulager de quelques minutes de match, ça peut être un argument. » Mais Domenech décidera seul. En aucun cas sous l’influence des clubs. « Chaque entraîneur a ses problèmes. Nous on aimerait que, d’ici les barrages, les joueurs jouent juste assez pour qu’ils gardent le rythme, mais pas trop. On a des intérêts contradictoires. Tout le monde comprend bien que je ne demanderai pas aux clubs de ne pas faire jouer la Ligue des champions à tel joueur car cela me paraît inutile. L’inverse n’arrive pas.»